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Fait partie du guide Choisir sa formation en alternance et son CFA : le guide

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Choisir son CFA en 2026 : les 6 indicateurs officiels à vérifier avant de signer

Rédaction SuperAlternantMis à jour le 8 min de lecture

Une formatrice présente un cours à des étudiants équipés d'ordinateurs portables dans une salle de formation moderne
Photo : WolfVision GmbH (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

Pour choisir un CFA, vérifiez d'abord les six indicateurs que la loi l'oblige à publier chaque année (article L. 6111-8 du Code du travail) : taux d'obtention du diplôme, de poursuite d'études, d'interruption, d'insertion professionnelle, valeur ajoutée et taux de rupture des contrats. Contrôlez ensuite la certification Qualiopi et la fiche RNCP du diplôme.

Deux CFA peuvent proposer le même BTS, le même rythme et la même promesse d'employabilité. Les plaquettes ne disent rien de leurs résultats réels. Ces chiffres, eux, sont publics et gratuits. Voici comment les lire.

Quels indicateurs un CFA doit-il publier ?

L'article L. 6111-8 du Code du travail impose que soient rendus publics chaque année, pour chaque CFA et chaque lycée professionnel, quand les effectifs sont suffisants, cinq indicateurs. Un sixième s'ajoute pour les seuls CFA.

Indicateur Ce qu'il vous dit
Taux d'obtention des diplômes ou titres La formation mène-t-elle réellement au diplôme ?
Taux de poursuite d'études Les sortants enchaînent-ils sur une autre formation ?
Taux d'interruption en cours de formation Combien d'apprenants arrêtent avant la fin ?
Taux d'insertion professionnelle des sortants Combien trouvent un emploi après la formation ?
Valeur ajoutée de l'établissement L'établissement fait-il mieux ou moins bien que ce que son public et son contexte laissaient attendre ?
Taux de rupture des contrats d'apprentissage (CFA uniquement) Combien de contrats s'arrêtent en cours de route ?

La condition « quand les effectifs sont suffisants » compte. Sur une petite promotion, aucun taux n'est publié. Ce n'est pas forcément un mauvais signe, mais demandez alors les chiffres à l'école, par écrit.

Où trouver ces chiffres ?

Pour les formations du CAP au BTS, par apprentissage ou par voie scolaire, consultez InserJeunes. Ce service est édité par les services statistiques des ministères de l'Éducation nationale et du Travail. Il permet de chercher par métier, par formation ou par établissement et affiche notamment les taux de poursuite d'études et d'emploi (Onisep). Les statistiques portent sur les apprenants des deux années précédentes. Une partie de ces résultats figure aussi sur les fiches formations de l'Onisep.

Pour une licence, un bachelor ou un master en apprentissage, InserJeunes ne couvre pas votre niveau. L'obligation de publication de l'article L. 6111-8 s'applique pourtant à tout CFA. Demandez au centre où il publie ses taux, et sur quelle formation précise ils portent.

Comparez toujours la formation exacte que vous visez, pas l'établissement dans son ensemble. Un même CFA peut afficher d'excellents résultats sur une filière et de faibles résultats sur une autre.

Jeunes comparant des documents et des notes autour d'une table de travail

Pourquoi regarder la valeur ajoutée plutôt que le taux brut ?

Un taux d'insertion brut dépend beaucoup du contexte. Un CFA qui forme à un niveau élevé dans un bassin d'emploi dynamique affichera de bons chiffres. Un CFA qui accueille un public plus fragile dans un territoire où l'emploi est rare partira avec un handicap, sans que la qualité de son enseignement soit en cause.

La valeur ajoutée, l'un des six indicateurs prévus par la loi, sert précisément à tenir compte de ces écarts : elle indique si l'établissement fait mieux ou moins bien que ce que l'on pouvait attendre de lui. Un bon taux brut avec une valeur ajoutée négative signale un établissement qui profite surtout de son environnement. Un taux brut moyen avec une valeur ajoutée positive peut au contraire révéler un vrai travail d'accompagnement.

Que révèle le taux de rupture ?

Une rupture de contrat a rarement une seule cause. Mais un taux de rupture élevé sur une formation pose trois questions :

  1. le CFA choisit-il bien les entreprises partenaires ?
  2. le suivi en entreprise (visites, référent, médiation) est-il réel ?
  3. quel est le risque, pour vous, de vous retrouver sans employeur en cours d'année ?

Si cela arrive malgré tout, sachez que l'apprenti dont le contrat est rompu peut poursuivre sa formation en CFA pendant six mois au plus, le temps de trouver un nouvel employeur, et que le CFA doit l'aider dans cette recherche (art. L. 6222-18-2 du Code du travail). Avant même la signature, le Code du travail permet aussi de commencer la formation sans employeur pendant trois mois : voir notre article sur l'alternance sans employeur et le délai de 3 mois.

Quelles vérifications administratives faire avant de signer ?

La certification Qualiopi

Depuis le 1er janvier 2022, tous les prestataires d'actions de compétences, CFA compris, doivent être certifiés Qualiopi pour accéder aux fonds publics ou mutualisés. Seule exception : les établissements d'enseignement supérieur publics accrédités (universités notamment) et certains établissements privés évalués sont réputés remplir cette obligation (art. L. 6316-4 du Code du travail ; France compétences).

L'enjeu est concret : si l'organisme n'est pas en règle, l'opérateur de compétences (OPCO) refuse la prise en charge financière du contrat (Service-Public, F2918). Demandez à voir le certificat. Gardez en tête que Qualiopi porte sur l'organisation et les processus de l'organisme : c'est un plancher, pas une garantie de résultats. D'où l'intérêt des indicateurs ci-dessus.

L'enregistrement au RNCP

Le diplôme ou titre visé doit être enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles, consultable sur le site de France compétences. L'apprentissage vise d'ailleurs, par définition, un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au RNCP (art. L. 6211-1). Vérifiez :

  • que la fiche existe et correspond exactement à l'intitulé annoncé ;
  • que le certificateur est bien celui annoncé par l'école ;
  • que la fiche est encore active ;
  • le niveau réel : niveau 5 pour un bac+2, niveau 6 pour un bac+3, niveau 7 pour un bac+5.

Un « mastère » n'est pas un master. Sans fiche RNCP active, l'intitulé ne garantit rien. Notre article sur les niveaux RNCP détaille la vérification.

Quelles questions poser en journée portes ouvertes ?

Notez les réponses. Une école sérieuse répond avec des chiffres.

  1. « Quel est votre taux de rupture sur cette formation l'an dernier ? »
  2. « Combien de vos apprentis avaient signé leur contrat à la rentrée ? » Le CFA a pour mission d'accompagner les candidats dans leur recherche d'employeur (art. L. 6231-2) : demandez comment il le fait concrètement.
  3. « Qui sera mon référent, et combien de visites en entreprise sont prévues ? »
  4. « Quelles entreprises ont recruté vos apprentis sur cette filière ? »
  5. « Me demanderez-vous de payer quelque chose ? » La formation est gratuite pour l'apprenti et son représentant légal (art. L. 6211-1), et aucune contrepartie financière ne peut lui être demandée lors de la conclusion, du dépôt ou de la rupture du contrat (Service-Public, F2918). Si l'on vous réclame des frais, demandez par écrit à quoi ils correspondent.

Quel plan d'action suivre avant la rentrée ?

  1. Listez trois à cinq CFA candidats parmi les formations en alternance.
  2. Relevez pour chacun, sur la formation exacte visée, les taux d'obtention, d'insertion, de rupture et la valeur ajoutée.
  3. Vérifiez Qualiopi et la fiche RNCP.
  4. Confrontez votre choix au marché : la filière recrute-t-elle près de chez vous ? Parcourez les offres d'alternance.
  5. Lancez la recherche d'entreprise en parallèle, car c'est elle qui conditionne votre inscription : suivez la méthode complète pour trouver une alternance et préparez votre entretien.

Pour la méthode générale (secteur, niveau, établissement, calendrier), appuyez-vous sur notre guide pour choisir sa formation.

Quelles questions reviennent le plus souvent ?

Qualiopi suffit-elle à garantir la qualité ? Non. Elle est nécessaire au financement, mais elle ne mesure pas les résultats.

La formation en apprentissage est-elle vraiment gratuite ? Oui, pour l'apprenti : c'est inscrit dans la loi (art. L. 6211-1). Vous êtes en outre rémunéré selon votre âge et votre année de contrat ; estimez votre salaire avec le simulateur de rémunération.

Un contrat de professionnalisation, c'est pareil ? Le cadre juridique diffère, mais la logique de vérification reste la même : résultats publiés, Qualiopi, RNCP. Si vous hésitez encore sur la voie, comparez alternance et stage.

Sources

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