
Rapport de stage : le plan type, la confidentialité et la soutenance
Rapport de stage : le plan type partie par partie, comment passer des tâches à l'analyse, protéger les données de l'entreprise et préparer l'oral.
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Fait partie du guide Trouver un stage : méthode, convention, gratification
Rédaction SuperAlternantMis à jour le 11 min de lecture

Un stage à l'étranger se fait avec une convention de stage française, complétée d'une fiche sur le droit du pays d'accueil. Votre gratification dépend aussi de ce droit local. Votre couverture santé et accident du travail varie selon le pays et le montant versé. Côté financement : Erasmus+, l'aide à la mobilité internationale, votre région.
Le reste de la méthode de recherche ne change pas. Ce sont ces quatre points qui font échouer les départs mal préparés.
Oui, et elle reste indispensable. Le ministère de l'Enseignement supérieur le rappelle dans sa FAQ sur les stages : tout stage peut être réalisé à l'étranger, et il se prépare plusieurs mois à l'avance avec le service des stages de votre établissement. La convention est tripartite : votre établissement, l'organisme d'accueil et vous la signez, avec l'enseignant référent et le tuteur sur place.
Une pièce est propre à l'étranger. Selon la fiche Stage d'un étudiant en milieu professionnel de Service-Public, une fiche d'information présentant la réglementation du pays d'accueil sur les droits et devoirs du stagiaire doit être annexée à la convention. Le ministère précise que la convention peut aussi comporter une clause de confidentialité et un article sur la propriété intellectuelle.
La difficulté est surtout pratique. Votre convention suit le droit français, et vous la présentez à une entreprise qui n'a peut-être jamais vu ce document. Trois réflexes évitent les semaines perdues :
Une chose ne change pas : la durée. Un stage ne peut pas dépasser six mois par année d'enseignement dans le même organisme d'accueil, soit 924 heures de présence effective. Ce plafond pèse sur votre calendrier, notamment si le pays visé impose un visa d'une durée minimale. Pour le détail des signatures, voyez notre article sur la convention de stage.
Enfin, informez votre établissement du pays de destination dès que possible. Il peut refuser certaines zones. Consultez vous-même les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères avant d'accepter une offre.
Ne comptez pas sur le minimum français. En France, une gratification est obligatoire dès que le stage dépasse deux mois, consécutifs ou non, au cours d'une même année d'enseignement. Son minimum est de 4,50 € par heure en 2026, soit 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale fixé à 30 € (fiche Service-Public sur la gratification). Le Cleiss l'illustre ainsi : 661,50 € pour janvier 2026, sur une base de 21 jours de 7 heures.
À l'étranger, le ministère souligne que la gratification éventuelle peut relever aussi de la législation du pays d'accueil. Trois cas de figure se présentent :
Posez donc la question du montant, de la devise et de la périodicité pendant l'entretien, et faites-la écrire dans la convention : le taux horaire de la gratification et ses conditions de versement en font partie. Gardez aussi en tête que le montant change votre protection sociale, comme le montre la section suivante. Notre article sur le calcul de la gratification ligne par ligne vous donne le point de comparaison français.

C'est la section que les étudiants sautent, et celle qui coûte le plus cher quand ça tourne mal. Le Cleiss, organisme public de référence, distingue selon la destination et le montant de votre gratification.
| Situation | Soins | Accident du travail |
|---|---|---|
| Union européenne, EEE ou Suisse | CEAM, à demander à votre caisse avant le départ | Couverture française maintenue si la gratification ne dépasse pas 15 % du plafond horaire (4,50 € en 2026), sous conditions |
| Hors UE/EEE/Suisse et hors Québec, stage non gratifié ou gratification jusqu'à 4,50 €/h | Remboursement possible au retour, à l'appréciation de votre caisse ; rapatriement non pris en charge | Couverture française maintenue, sous conditions |
| Gratification supérieure à 4,50 €/h | Dans l'Union européenne, CEAM, sauf affiliation au régime local ; hors d'Europe, pas de protection du régime français | Pas de couverture française : l'établissement doit vérifier qu'il existe une protection adéquate sur place |
Les conditions du maintien de la couverture accident du travail française sont les mêmes partout : une convention tripartite, un stage de six mois au plus par année d'enseignement dans le même organisme, et un établissement qui a acquitté la cotisation accidents du travail pour l'année. En cas d'accident, prévenez votre établissement dans les 24 heures, éventuellement par l'intermédiaire de l'entreprise : il adresse ensuite la déclaration à la caisse d'assurance maladie dans les 48 heures.
Le Cleiss signale aussi que, selon la durée, la rémunération et le pays, vous pouvez être considéré comme salarié par la législation étrangère et affilié au régime local. Renseignez-vous auprès de l'organisme d'accueil avant le départ.
Dans l'Union européenne, demandez votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM) au moins 15 jours avant le départ, selon l'Assurance Maladie. Elle est valable deux ans au plus. Si vous partez dans moins de 15 jours, votre caisse délivre un certificat provisoire de remplacement valable trois mois.
Hors Europe, la CEAM ne sert pas. Compte tenu du coût élevé des soins dans de nombreux pays, comme les États-Unis ou le Canada, le Cleiss conseille vivement une assurance maladie volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) ou une assurance privée. Certains pays ont des conventions particulières (Québec notamment) : interrogez votre caisse.
Trois couvertures sont à traiter séparément, car aucune ne remplace les autres :
Ajoutez la question du visa ou du titre de séjour, qui dépend du pays et de la durée. Le ministère conseille aussi de s'inscrire au registre des Français établis hors de France et de déclarer son séjour sur le portail Ariane du ministère des Affaires étrangères.
Il n'existe pas de guichet unique, et la plupart des aides se demandent avant le départ, par votre établissement.
| Aide | Pour qui | Montant | Où la demander |
|---|---|---|---|
| Bourse Erasmus+ (stage) | Étudiants d'un établissement titulaire de la charte Erasmus, stage de 2 à 12 mois en lien avec le diplôme | Variable selon le pays et la durée, fixé par l'établissement ; complément de 150 € par mois pour un stage selon l'Agence Erasmus+ France | Service des relations internationales |
| Aide à la mobilité internationale (AMI) | Boursiers sur critères sociaux ou bénéficiaires d'une allocation annuelle, préparant un diplôme national | 400 € par mois, pour un séjour de 1 à 10 mois consécutifs, 10 mois au plus sur l'ensemble des études | Service des relations internationales |
| Aides régionales | Selon votre région de domicile ou d'études | Variable | Conseil régional |
Quelques précisions vérifiées :
Notre guide des aides financières et bons plans étudiants recense les dispositifs de droit commun qui continuent de jouer pendant votre séjour.
Un conseil de méthode : chiffrez le coût réel avant de candidater. Billets, logement, caution, assurance, visa, et le premier mois payé d'avance sur place. C'est ce total qui décide si le stage est faisable, pas le montant de la bourse.
Comptez six mois au minimum avant la date de début, et davantage si vous visez Erasmus+.
| Échéance | À faire |
|---|---|
| Six à douze mois avant | Rendez-vous au service des relations internationales : destinations, bourses, dates limites |
| Cinq à quatre mois avant | Ciblage des entreprises et candidatures, en précisant qu'une convention sera à signer |
| Trois mois avant | Accord de principe obtenu ; lancement en parallèle de la convention, du dossier de bourse et de la demande de visa |
| Deux mois avant | Assurance santé internationale si vous partez hors d'Europe ; recherche de logement |
| Au moins 15 jours avant | Demande de la CEAM si vous partez dans l'Union européenne |
| Avant le départ | Convention signée par toutes les parties ; vérification de la clause accident du travail, du nom du tuteur et des contacts d'urgence ; copie de vos documents laissée à un proche |
Le cadre n'est pas le même. Un apprenti ne signe pas une convention de stage : il reste lié par son contrat d'apprentissage. L'article L6222-42 du Code du travail permet d'exécuter une partie du contrat à l'étranger, pendant un an au plus et sans dépasser la moitié de la durée du contrat, avec une convention entre l'apprenti, l'employeur, le CFA et la structure d'accueil.
Deux régimes existent. En mise à disposition, vous restez salarié de votre entreprise française. En mise en veille du contrat, la structure d'accueil à l'étranger est seule responsable de vos conditions de travail, notamment de votre rémunération, selon le droit du pays d'accueil. Le choix se fait avec votre employeur et votre CFA. Le sujet est traité en détail dans notre article sur l'alternance à l'étranger et la mobilité Erasmus+.
Si vous envisagez plutôt une année complète hors cursus, la césure permet aussi un stage à l'étranger. Et pour la méthode complète (recherche, convention, gratification, rapport), tout est réuni dans notre guide du stage.
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Rapport de stage : le plan type partie par partie, comment passer des tâches à l'analyse, protéger les données de l'entreprise et préparer l'oral.

Année de césure : un ou deux semestres, sur accord de l'établissement, statut étudiant conservé. Comment la demander, y faire un stage et ce qu'elle coûte.

Gratification de stage 2026 : 4,50 € de l'heure minimum dès que le stage dépasse 2 mois, soit 682,52 € pour 35 h par semaine. Seuil, calcul, net et impôt.