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Trouver un stage : méthode, convention, gratification

Cette page répond en bref

Pour trouver un stage, ciblez une trentaine d'entreprises trois à quatre mois avant la date de début, postulez et relancez. Toute mission suppose une convention signée par votre établissement. Au-delà de deux mois, la gratification est obligatoire : au minimum 4,35 € de l'heure selon les barèmes en vigueur au 1er janvier 2026.

Comment trouver un stage ?

Ciblez une trentaine d'entreprises compatibles avec les contraintes de votre cursus, postulez trois à quatre mois avant la date de début, et doublez chaque candidature en ligne d'un contact humain. La recherche de stage récompense la méthode, pas le volume.

Commencez par écrire vos contraintes. Votre établissement impose des dates, une durée et souvent un type de mission. Ce ne sont pas des détails administratifs : ces contraintes éliminent d'emblée une grande partie des offres que vous allez lire. Notez-les avant d'ouvrir la première plateforme, et vérifiez-les auprès de votre responsable pédagogique si le règlement est ambigu.

Ciblez ensuite, au lieu de diffuser. Trente entreprises réellement compatibles valent mieux que deux cents candidatures envoyées au hasard. Pour chacune, notez le nom d'une personne à contacter, la date d'envoi et la date de relance prévue. Un simple tableur suffit, et il vous évitera de relancer deux fois la même personne ou d'oublier celle qui vous intéressait le plus.

Multipliez les canaux. Aucun ne suffit seul :

  1. Les offres publiées : plateformes spécialisées, dont les offres de stage et d'alternance de SuperAlternant, et le jobboard interne de votre école.
  2. La candidature spontanée : beaucoup d'entreprises n'ont jamais rédigé d'offre, mais acceptent un stagiaire quand la demande arrive au bon moment et que la mission est déjà formulée à leur place.
  3. Le réseau de votre établissement : anciens élèves, enseignants, entreprises partenaires. C'est le canal qui répond le plus vite, et c'est celui que les étudiants sous-utilisent le plus.
  4. Les forums et salons, en ligne ou en présentiel, où vous parlez à un recruteur en trois minutes plutôt que d'attendre trois semaines une réponse par mail.

Relancez systématiquement. Sans réponse après sept à dix jours, envoyez un message court qui rappelle votre candidature et ajoute une information utile : une disponibilité précise, un travail récent, une question sur la mission. La relance n'est pas de l'insistance. C'est la moitié du travail.

Notre article sur le stage de fin d'études applique cette méthode au cas particulier de la dernière année, celui où le stage sert d'abord de marchepied vers l'embauche.

La convention de stage, comment ça marche ?

Sans convention signée, il n'y a pas de stage : c'est le document qui rend la période légale. Elle est tripartite. La signent votre établissement d'enseignement, l'organisme d'accueil et vous, avec l'enseignant référent et le tuteur qui vous suivra dans l'entreprise.

La convention n'est pas une formalité tamponnée en fin de parcours. C'est elle qui fixe le contenu de votre stage, et c'est le seul document que vous pourrez opposer plus tard en cas de désaccord. Vérifiez avant de signer :

  • les dates de début et de fin, ainsi que la durée hebdomadaire de présence ;
  • les missions confiées et leur lien avec votre formation ;
  • le montant de la gratification et sa périodicité ;
  • les avantages appliqués : titres-restaurant, remboursement des transports, accès aux locaux ;
  • le régime de protection sociale, notamment la couverture en cas d'accident du travail.

Une conséquence importante : vous devez être inscrit dans un cursus pour signer une convention. Un stage « hors cursus », proposé à quelqu'un qui n'est plus étudiant, n'existe pas légalement. Si vous êtes dans ce cas, l'alternance, le contrat à durée déterminée ou le service civique sont les vraies portes d'entrée, pas le stage.

Autre point que la loi encadre : un stage ne peut pas occuper un poste permanent de l'entreprise, ni remplacer un salarié absent. Une mission de stage doit avoir une finalité pédagogique. Si l'offre que vous lisez décrit exactement une fiche de poste, posez la question en entretien.

Quelle gratification pour un stage ?

La gratification devient obligatoire dès que le stage dépasse deux mois, c'est-à-dire plus de 44 jours de présence, consécutifs ou non, dans le même organisme. Son montant minimum est fixé à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit 4,35 € de l'heure selon les barèmes en vigueur au 1er janvier 2026. Pour un stage à 35 heures par semaine, cela représente environ 660 € par mois.

Deux précisions comptent autant que le montant lui-même.

En dessous du seuil, l'entreprise ne doit rien. Un stage de six semaines non gratifié est parfaitement légal. C'est désagréable à lire, mais c'est le droit, et cela explique une partie des offres courtes que vous allez croiser. Certaines entreprises versent quand même une gratification volontaire sur les stages courts ; ce n'est jamais une obligation, et cela se demande poliment au moment de l'offre, pas après la signature.

Au-delà du minimum légal, l'euro supplémentaire ne rapporte pas un euro. La gratification est exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu jusqu'au minimum légal. La fraction versée au-delà, elle, est soumise aux cotisations. Une gratification négociée nettement au-dessus du plancher se traduit donc par un net inférieur au brut sur cette part-là. Ce n'est pas une raison de ne pas négocier, mais cela change le calcul.

Pour chiffrer votre cas précis, plutôt que de raisonner en ordre de grandeur, utilisez le simulateur de rémunération : il calcule la gratification en brut et en net à partir de votre nombre d'heures hebdomadaires, du taux horaire proposé et de la durée du stage. Il indique aussi lorsque votre durée passe sous le seuil des deux mois. Les autres questions de statut sont regroupées dans notre FAQ.

Combien de temps peut durer un stage ?

De quelques semaines à six mois maximum dans le même organisme d'accueil, par année d'enseignement. C'est ce plafond qui explique le format dominant du stage de fin d'études : six mois, de mars à août ou de septembre à février.

Cette durée n'est pas neutre financièrement, et il faut le savoir avant de signer. Le seuil des deux mois crée un effet de bord bien connu : certaines entreprises calibrent volontairement leurs stages juste en dessous pour ne pas déclencher la gratification. Regardez donc les dates avec attention. Un stage annoncé « deux mois » qui s'arrête la veille du seuil n'est pas un accident de calendrier.

À l'inverse, dès que le seuil est franchi, la gratification porte sur la totalité du stage, et non sur les seuls jours situés au-delà des deux mois. Une prolongation de quelques semaines peut donc changer significativement le montant total, ce qui vaut la peine d'être discuté au moment de l'avenant.

Pensez aussi au rythme réel. Un stage à temps partiel, très courant en césure ou en parallèle des cours, allonge la durée calendaire tout en réduisant le nombre d'heures. Le calcul de la gratification suit les heures effectivement travaillées, pas le nombre de semaines affichées sur la convention.

Stage ou alternance : lequel vaut mieux ?

Le stage l'emporte quand vous cherchez à tester un métier, un secteur ou une entreprise sans vous engager, quand votre cursus l'impose, ou quand vous avez besoin de souplesse dans votre emploi du temps. L'alternance l'emporte dès que vous cherchez un vrai salaire, une place durable dans l'entreprise et une insertion rapide à la sortie du diplôme.

L'écart financier est le point le plus concret. Un alternant est salarié et perçoit un pourcentage du SMIC qui augmente avec l'âge et l'année de contrat. Un stagiaire perçoit une gratification dont le plancher, rappelé plus haut, reste très en dessous. Le simulateur calcule les deux, ce qui permet de comparer sur des montants réels plutôt que sur des impressions.

Mais l'argent n'est pas le seul critère. Le stage garde trois avantages réels : il est court, donc peu risqué si le métier ne vous plaît pas ; il se cumule, ce qui permet de voir plusieurs environnements de travail avant de choisir ; et il reste accessible dans des structures qui ne peuvent pas s'engager sur deux ans, notamment les petites entreprises, les associations et la recherche.

Si l'arbitrage n'est pas tranché dans votre cas, notre comparatif alternance ou stage reprend les critères un par un, statut par statut.

Comment réussir son stage ?

La première semaine décide du reste. Obtenez de votre tuteur une formulation écrite de la mission : ce qu'on attend de vous, à quelle échéance, et à quoi ressemblera un travail réussi. Beaucoup de stages ratés ne le sont pas par incompétence, mais par malentendu sur l'objectif.

Ensuite, quelques réflexes simples suffisent :

  • Posez vos questions tôt. Une question au deuxième jour est normale. La même au deuxième mois inquiète.
  • Tenez un journal de bord hebdomadaire : ce que vous avez fait, ce que vous avez appris, ce qui a bloqué. Il vous servira deux fois, pour le rapport et pour l'entretien d'embauche.
  • Livrez une chose visible. Un document, un outil, une procédure qui reste après votre départ vaut mieux que dix tâches invisibles.
  • Demandez du feedback à mi-parcours, pas à la fin. À la fin, il ne vous reste plus de temps pour en tenir compte.
  • Dites que vous voulez rester, si c'est le cas, environ six semaines avant la fin. Les décisions de recrutement se préparent, elles ne se prennent pas le dernier jour.

Le détail de cette phase, du premier jour à la conversation finale sur l'embauche, figure dans notre guide du stage de fin d'études.

Comment rédiger son rapport de stage ?

Commencez le premier jour, pas le dernier mois. Le rapport de stage est un exercice d'analyse, pas de description : ce qui est noté, c'est votre capacité à expliquer ce que vous avez compris de l'entreprise et de votre mission, pas la quantité de tâches listées.

Demandez à votre établissement la grille d'évaluation avant d'écrire. Elle existe presque toujours, elle est rarement distribuée spontanément, et elle vous dira si le jury attend une problématique, une revue de littérature ou un simple bilan. Une structure qui fonctionne dans la plupart des cursus : présentation de l'entreprise et de son marché, cadrage de la mission, méthode employée, résultats obtenus, analyse critique de ces résultats, puis bilan personnel et professionnel.

Deux précautions avant de rendre. Vérifiez auprès de votre tuteur ce qui est confidentiel : chiffres, noms de clients, procédures internes. Un rapport contenant des données sensibles peut être refusé par l'entreprise, parfois après la soutenance. Et faites relire la partie « entreprise » par quelqu'un du service : les erreurs factuelles sur l'organisation sont le reproche le plus fréquent des tuteurs, et le plus facile à éviter.

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