Перейти к содержимому
Назад в блог
Дуальное обучениеDroit du travailApprentissage

Période d'essai en alternance : la règle des 45 jours que presque personne ne compte correctement

SuperAlternant20 августа 2026 г.7 мин чтения

Jeune alternant vérifiant son calendrier d'alternance sur un bureau, au début de son contrat
Фото : rawpixel (CC0) / Openverse
Эта статья пока недоступна на вашем языке: вот французская версия.

En apprentissage, la période initiale de rupture libre se compte en jours passés en entreprise, pas en mois de calendrier : 45 jours. Elle ne s'appelle pas « période d'essai », et elle ne fonctionne pas comme celle d'un CDI.

Cette confusion coûte cher. Un alternant persuadé d'avoir « deux mois d'essai » se trompe deux fois : sur la manière de compter, et sur ce qui se passe une fois la période écoulée. Voici la règle, ce qui distingue les deux contrats de l'alternance, et la marche à suivre selon que le départ vient de vous ou de l'entreprise.

Comment se comptent les 45 premiers jours d'un contrat d'apprentissage ?

Le décompte porte sur les jours de présence en entreprise. Les semaines passées au CFA n'entrent pas dans le calcul. Et ces jours n'ont pas besoin de se suivre : ils s'additionnent au fil de l'alternance, semaine après semaine.

La conséquence est mécanique. Avec un rythme de trois semaines en entreprise pour une semaine en centre, les 45 jours tombent bien après la fin du deuxième mois. Avec un rythme de deux jours en entreprise et trois jours au CFA, ils peuvent s'étaler sur un semestre. Deux apprentis qui signent le même jour ne sortent donc pas de cette période à la même date.

Ne raisonnez jamais en « fin de période d'essai le 30 novembre ». Ouvrez votre calendrier d'alternance et additionnez les jours d'entreprise déjà effectués. Votre CFA détient le planning officiel et peut confirmer le décompte sur votre cas.

Pourquoi ne dit-on pas « période d'essai » en apprentissage ?

Parce que le mécanisme est différent. Dans un CDI, la période d'essai sert à tester l'adéquation entre un salarié et un poste, et elle se décompte en mois calendaires à partir de l'embauche. Le contrat d'apprentissage, lui, est un contrat de formation autant qu'un contrat de travail : la période initiale existe pour vérifier que le trio apprenti, entreprise et CFA fonctionne.

Le vocabulaire n'est donc pas un détail de juriste. Il signale que vous ne pouvez pas transposer ce que vous savez d'un CDI. Ni le mode de calcul, ni les règles qui s'appliquent ensuite ne sont les mêmes.

Retenez le principe : pendant cette période, chacune des deux parties peut mettre fin au contrat sans avoir à justifier d'un motif. Après, la porte se referme largement, et c'est l'article L. 6222-18 du Code du travail qui commande.

Jeune alternant comparant son planning d'alternance et son contrat de travail pour compter ses jours de présence en entreprise

Qu'est-ce qui change entre apprentissage et professionnalisation ?

C'est la distinction que tout le monde manque. Les deux contrats relèvent du statut de salarié, mais ils ne suivent pas les mêmes règles de rupture. Un article de blog écrit pour l'apprentissage ne vous renseigne pas sur un contrat de professionnalisation, et l'inverse est tout aussi vrai.

Point de comparaison Contrat d'apprentissage Contrat de professionnalisation
Nom du dispositif Période initiale de rupture libre, distincte de la période d'essai Période d'essai du contrat de travail
Mode de décompte 45 premiers jours de présence en entreprise, qui n'ont pas à se suivre Décompte de droit commun du contrat de travail
Semaines au CFA Ne comptent pas dans les 45 jours Suivent le décompte de droit commun
Durée applicable 45 jours en entreprise Fixée dans les limites du droit commun ; à vérifier sur votre contrat et votre convention collective
Après cette période Article L. 6222-18 du Code du travail : cas limitativement énumérés Droit commun du contrat de travail

Une précision importante sur la ligne « durée » : nous ne donnons pas de chiffre pour le contrat de professionnalisation. La durée dépend du type de contrat signé et de votre convention collective. Lisez votre contrat, puis faites confirmer par votre CFA ou par l'inspection du travail.

Que faire si vous voulez partir pendant cette période ?

Pendant les 45 premiers jours en entreprise, un apprenti peut rompre son contrat sans motif à fournir. Cela ne veut pas dire sans formalité.

Trois réflexes, dans cet ordre.

Prévenez votre CFA d'abord. Il connaît la convention tripartite, il tient le décompte des jours et il dispose d'un réseau d'entreprises. Il peut aussi vous maintenir en formation pendant six mois après une rupture, le temps de retrouver un employeur, en application de l'article L. 6231-2 du Code du travail. Le prévenir en premier vous évite d'être présenté ensuite comme un apprenti parti sans explication.

Notifiez la rupture par écrit. Ne quittez jamais un poste sans notification écrite, quelle que soit la période. Un départ non formalisé peut être requalifié en abandon de poste, avec des conséquences durables sur votre dossier et sur votre contrat suivant.

Ne perdez pas votre progression salariale. Si vous repartez sur un nouveau contrat d'apprentissage, l'article D. 6222-30 du Code du travail prévoit que la rémunération reprenne au minimum le niveau atteint, l'année déjà exécutée étant prise en compte. Les critères de décision et le rétroplanning sont détaillés dans notre guide sur changer d'entreprise en deuxième année.

En contrat de professionnalisation, le raisonnement change : c'est le droit commun du contrat de travail qui s'applique, et la marche à suivre dépend de la nature de votre contrat.

Que se passe-t-il si l'entreprise veut vous faire partir ?

Ce n'est pas la même démarche, et ce n'est pas au même endroit que vos droits se jouent.

Pendant les 45 premiers jours en entreprise, l'employeur dispose de la même liberté que vous : il peut rompre le contrat d'apprentissage sans motif. Vous n'avez donc pas de recours fondé sur l'absence de justification.

En revanche, cette liberté n'est pas un blanc-seing. Une rupture fondée sur votre état de santé est discriminatoire au sens de l'article L. 1132-1 du Code du travail. Il en va de même d'une rupture liée à votre origine, à votre handicap, à votre genre ou à votre situation de famille. Un arrêt maladie suspend le contrat, il ne le rompt pas. Si vous êtes dans ce cas, l'interlocuteur est l'inspection du travail, et le conseil de prud'hommes tranche les litiges relatifs au contrat.

Trois vérifications valent d'être faites quand la rupture vient de l'entreprise : que la notification vous a bien été remise par écrit, que le décompte des 45 jours est exact — c'est souvent là que l'erreur se loge —, et que les documents de fin de contrat vous sont remis. Certificat de travail, reçu pour solde de tout compte et attestation destinée à France Travail sont dus quelle que soit la durée passée dans l'entreprise.

Que se passe-t-il une fois les 45 jours écoulés ?

Le régime bascule complètement, et c'est le point que la plupart des alternants découvrent trop tard.

En apprentissage, l'article L. 6222-18 du Code du travail enferme la rupture dans des cas précis : accord écrit des deux parties, faute grave, force majeure, inaptitude, décès du maître d'apprentissage, liquidation judiciaire. La démission de l'apprenti suppose la saisine préalable du médiateur de l'apprentissage et le respect d'un préavis. Nous ne donnons pas ici les délais applicables à cette procédure : demandez-les à votre CFA ou au médiateur, qui vous indiqueront ce qui s'applique à votre dossier.

À ces cas s'ajoute une voie ouverte par l'avis de la Cour de cassation du 15 avril 2026 (n° 26-70.002) : la rupture immédiate en cas de manquements graves de l'employeur, sans médiateur ni préavis, le conseil de prud'hommes contrôlant ensuite la gravité des faits et l'imputabilité de la rupture. Les manquements visés et la méthode pour documenter un dossier sont détaillés dans notre analyse de la rupture pour manquements graves de l'employeur.

En contrat de professionnalisation, cet avis ne s'applique pas. C'est le droit commun du contrat de travail qui gouverne la rupture.

À qui vérifier ce qui s'applique à votre contrat ?

Tout ce qui précède décrit la règle, pas votre dossier. Le décompte exact de vos jours, la durée d'essai inscrite dans un contrat de professionnalisation et les délais de procédure dépendent de votre calendrier d'alternance, de votre convention collective et des pièces que vous détenez.

Trois interlocuteurs, dans cet ordre : votre CFA, qui tient le planning et connaît la convention tripartite ; votre employeur ou son service RH, par écrit ; l'inspection du travail en cas de manquement au droit du travail. Le médiateur de l'apprentissage complète ces recours pour les apprentis.

Pour situer cette période dans l'ensemble de vos droits — congés, arrêt maladie, visite médicale, fin de contrat —, notre guide sur les droits de l'alternant reprend chaque règle et signale à chaque fois ce qui change entre les deux contrats. Les questions les plus fréquentes sont traitées dans notre FAQ.

Наш выбор на Amazon

Подборка книг и товаров по теме этой статьи.

Найдите своё обучение или стажировку

Тысячи предложений и эксклюзивных льгот ждут вас на SuperAlternant.

Смотреть предложения

Читайте также